Auteur: LEPIDI Pierre-Paul
"Photographe" amateur - Ajaccio
Matériel: reflex Nikon full frame
+ Ricoh GR + Olympus OM-D

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jeudi 31 juillet 2014

Interview de l'artiste plasticien Manser


Manser est un artiste plasticien résidant à Paris. Il développe depuis 4 ans une recherche autour d’une écriture calligraphique appelée « Spirabesk ». Essentiellement picturale à ses débuts, celle-ci s’oriente depuis 2014 vers une production principalement photographique. De par son processus créatif, cette écriture est vouée à la disparition, la photographie devenant alors l’unique trace d’un travail éphémère. 






PPL - Si certains écrivent des livres, on peut dire que vous écrivez des corps... Comment ce rapport au corps, à la peau s’est-il imposé dans votre création ?

MANSER - Cela s’est imposé d’une manière naturelle. Depuis un certain temps, inévitablement,  je ressentais davantage le besoin de liberté dans l’acte créatif. Le travail sur châssis, sur toile, devenait contraignant pour moi.  Je suis dans une phase de ma vie où j’ai besoin de penser nomadisme. J’ai donc opté pour l’utilisation du corps qui me rapproche de la sculpture, me permet de développer une production narrative et de construire sur le thème de la présence-absence. Le corps implique un processus créatif qui est obligatoirement éphémère. La photographie permet de garder une trace visible de ce qui est voué à la disparition.




modèle Lila / étalon Callan



PPL - Vous écrivez en SPIRABESK. Quelle est l’origine de cette écriture ? A-t-elle évolué depuis ses débuts ?

MANSER - Son origine remonte à plus de 20 ans. En fait, elle est née d’un besoin de synthétiser tout un univers dans une seule et unique ligne graphique.  SPIRABESK se suffit à elle-même, c’est une écriture instinctive qui n’a nullement besoin d’études préparatoires pour se développer. Le support, quel qu’il soit, est là pour qu’une histoire s’écrive.  Les traces s’adaptent aux supports, qu’ils soient vivants ou non.  C’est une écriture hybride qui n’a besoin que d’une seule couleur pour se rendre visible et, en l’occurrence, celle-ci est principalement le noir pour le moment. On me pose souvent la question si elle est d’origine arabe ou hébraïque, mais ce n’est pas le cas.  En fait, SPIRABESK est le résultat d’un brassage d’écritures issues de civilisations anciennes que j’aime énormément, fortement ancrées visuellement dans ma mémoire et qui doivent, je le suppose, inconsciemment la nourrir. 
Je ne me pose pas beaucoup de questions sur cette écriture. C’est une langue qui se construit de manière instinctive et expansive. J’ai donc toute la vie pour la voir évoluer. En ce qui me concerne, je tiens compte des modifications naturelles, des lignes de force qui apparaissent au gré des travaux, mais, dans l’ensemble, l’écriture reste intégralement autonome. Je ne pense pas SPIRABESK, je la laisse simplement exister à travers l’acte créatif. Elle existe déjà. Je la découvre aujourd’hui encore à chaque création. 
Donc, pour répondre à votre question, oui, elle a beaucoup évolué; mais actuellement, d’une manière générale, elle est mature et reste sur une construction inchangée. Elle a pris plusieurs formes durant 4 ans avant d’être à son stade abouti actuel. 



PPL- D’un point de vue technique, comment écrivez-vous sur les corps ? 

MANSER - J’utilise une encre gouachée très versatile et fragile. Le moindre frottement estompe les traces et je suis attentif aux mouvements du modèle que je travaille, tantôt debout, tantôt assis ou couché. C’est souvent durant la phase photographique que je suis particulièrement en alerte, en raison des petits accidents liés aux frottements que je ne peux pas éviter. La plupart du temps, je fixe l’encre avec une laque fine spéciale qui n’a pas de conséquences sur la peau. Je ne travaille pas obligatoirement avec un modèle sur une base esthétique. Je suis surtout très attentif à la qualité de la peau, ayant eu dans le passé beaucoup de soucis avec des personnes dont l‘épiderme buvait systématiquement l’encre. L’état de confiance est très important aussi; un modèle stressé a une transpiration susceptible d’effacer mon travail. L’écriture se construit au fur et à mesure de son évolution sur le corps et se cale sur la respiration du sujet. Elle naît sur un support qui, ne l’oublions pas, est vivant et dont la morphologie détermine fortement la construction des traces. 



PPL - Votre dernier projet « Fluxser Horse Project » met en scène des chevaux d’exception. Écrire sur un corps humain et écrire sur un corps animal doivent être des expériences bien différentes  non 

MANSER - Effectivement, ce sont deux expériences radicalement différentes, de par la nature même du support. Le cheval, en l’occurrence un étalon entier, c’est à dire non stérilisé, est un animal complexe à travailler, pour plusieurs raisons.  D’abord la surface est imposante; un cheval c’est en moyenne 450 kilos de muscles. Ensuite, l’implantation du poil recouvrant le corps de l’animal est complètement aléatoire et c’est très difficile pour moi d’aboutir à la précision du trait. De surcroît, l’étalon est fougueux,  d’une sensibilité extrême, capable de faire tressaillir un millimètre de son corps, là ou s’est posée une mouche par exemple. Cela vous donne une idée du degré de sensibilité de mon partenaire équin. Il faut procéder avec infiniment de douceur, rester vigilant puisque c’est malgré tout dangereux, et surtout établir une connexion avec lui, un état de confiance.





PPL - Par sa nature même, l’écriture SPIRABESK est fugace. L’éphémère n’est-il pas un paradoxe pour l’artiste ? 

MANSER - Nullement pour moi. Cela entre dans une démarche clairement assumée, expliquée précédemment et fortement axée sur la présence-absence. Je suis dans une phase de nomadisme dans mon processus créatif. Mon atelier se résume à un sac comprenant mon encre,  mon appareil photo, mon iPad et mon téléphone. Je produis à l’extérieur, je laisse mûrir, puis de retour chez moi, je travaille mes visuels photographiques. Ma création se fait en deux phases: d’abord l’écriture systématiquement vouée à la disparition, puis l’acte photographique qui pérennisera cette disparition. Le processus photographique est indispensable et indissociable du processus graphique. La photographie sera mon support d’expression pour les trois années à venir. C’est le principal médium me permettant de m’ouvrir à l’inconnu, à l’errance, d’aller vers l’autre ou les autres, de découvrir des territoires, des espaces inconnus et impossibles à fixer en peinture sur toile. La photographie me fait voyager, c’est le médium qui, associé au cheval par exemple, me permet d’embrasser la notion de liberté. Je suis un artiste heureux, ayant pleinement conscience de faire naître une écriture unique d’une création à une autre.



PPL - Quand et comment êtes-vous venu à la photographie ? Et quelles sont vos influences photographiques ?

MANSER - Je photographie depuis plus de vingt ans, mais je n’ai jamais appréhendé la photo comme un moyen d’expression artistique. J’ai été longtemps un peintre. Mon intérêt plastique pour la photographie est apparu progressivement, presque en même temps que l’élaboration de mon écriture. J’aime beaucoup la photographie documentaire et, d’une certaine manière, dans mon for intérieur, je considère ma propre photographie comme une recherche documentaire. Je suis sensiblement attiré par une image nette, propre, naturelle, plutôt que par une photo retouchée et orientée mode. Les photographes japonais m’inspirent beaucoup aussi.  J’apprécie la dureté du noir dans la photographie.  



PPL - L’histoire de l’Homme est étroitement liée à celle du cheval. Quelle relation avez-vous souhaité traduire dans votre série photographique «Fluxser Horse Project» ? 

MANSER - L’Homme n’existe pas dans cette série qui se construit principalement autour du pur-sang arabe. La série donne à voir l’animal dans toute sa majesté. Tout au plus, peut-être,  peut-on imaginer effectivement la relation entre l’animal et moi à travers la création, mais, pour ma part, je m’efface et c’est surtout la fusion entre l’écriture et le cheval que j’essaie de rendre visible. 



PPL - La complicité être humain / cheval vous semble-t-elle sous l’influence des sexes ? Quelle est la place de l’écriture SPIRABESK dans cette relation ?

MANSER - Dans l’ensemble, il faut reconnaître qu’il y a beaucoup plus de cavalières que de cavaliers dans le milieu équestre. Celles-ci montent indistinctement aussi bien des étalons que des juments. La relation entre la cavalière et son cheval est très forte, c’est souvent une véritable histoire d’amour. Le cheval est très sensible à son partenaire. Pour ma part, je ne monte pas, je m’intéresse beaucoup plus à l’animal en liberté, sans attache, ni conduite. Je suis curieusement plus attiré actuellement par les étalons, en raison de l’état de puissance qui se dégage chez eux. La jument est plus douce,  ce qui d’une certaine manière apporte un confort de travail, il faut le reconnaitre, mais ce que je recherche avant tout, pour SPIRABESK, c’est l’adrénaline à travers les chevaux mâles. 



PPL - Couleur ou noir & blanc : le choix photographique a -t-il été difficile 

MANSER - Non, absolument pas. Mon choix se porte sur le noir & blanc, parce que je souhaite aller dans un premier temps à l’essentiel, rester dans une démarche minimaliste. Au final, je trouve le noir & blanc bien plus complexe à envisager que la couleur. Celle-ci viendra, je pense, beaucoup plus tard. Pour le moment, le noir et blanc me fait penser au dessin, alors que la couleur fait référence à la peinture. Lorsque je serai en mesure de déterminer définitivement mon propre style chromatique, la couleur aura son sens. Etape après étape, période après période, il n’y a aucune urgence, c’est un travail de fond. 



PPL - Avec quel type de matériel travaillez-vous ? Pourquoi ce choix 

MANSER - Cela va peut-être vous surprendre, mais je considère que le matériel n’a pas vraiment une importance dans ma démarche plasticienne, c’est avant tout un outil. Pour autant, je travaille actuellement avec deux appareils photos que j’apprécie beaucoup pour leurs qualités respectives : le Ricoh GR et le K3, tous deux de Pentax Ricoh.
L’un est petit et redoutablement efficace, facilement transportable, avec une technologie qui me permet de travailler dans des situations d’urgence, d’immédiateté. Je ne passe pas ma vie à transporter mon sac ; la plupart du temps, le Ricoh GR et un feutre calligraphique m’accompagnent, et cela m’arrive de dessiner une personne que je viens de rencontrer ou alors, le plus souvent, je dessine dans la rue sur des murs ou des supports abandonnés. Le Ricoh GR est très apprécié des street photographes aux Etats-Unis et au Japon, et cela se comprend parfaitement, c’est un appareil qui procure un résultat et un plaisir immédiat. 
Pour ce qui est du K3, c’est un appareil tout terrain, robuste, avec des fonctionnalités permettant d’aller à l’essentiel et donnant des photographies de très bonne qualité. Dans la mesure où, par exemple, je photographie des chevaux qui sont en totale liberté d’action et de mouvement dans un environnement naturel, le K3 est un appareil à qui je peux entièrement me fier pour arriver au résultat escompté.  



PPL - Quel est votre prochain projet ? Recherchez-vous des partenaires pour le mener à bien ? 

MANSER - Mes deux prochains projets concernent « Fluxser Horse Project » qui est un travail sériel sur des chevaux d’exception calligraphiés, et une autre série qui n’a pas encore de nom précis et qui porte pour le moment un nom de code. Cette dernière s’élabore autour de l’identité féminine et du cheval, mais elle est plus axée sur l’aspect relationnel, fusionnel.  Evidement ces deux séries sont complémentaires et, bien entendu, pour les faire naître, je suis à la recherche de partenaires. Ces deux projets sont très complexes à monter, à installer, et chacun sait que le facteur temps n’a pas d’importance lorsque l’on construit des séries narratives. Ce qui importe réellement, c’est d’aller jusqu’au bout d’un travail, de régler les difficultés qui s’accumulent au fur et à mesure quelles apparaissent, et de s’en tenir à une ligne de conduite. Ces projets s’élaborent autour de l’identité humaine et du cheval, avec en arrière-fond, cette notion de présence-absence.  Pour ce qui est de l’animal, c’est tout un réseau qu’il faut alimenter, enrichir, et je suis secondé par des spécialistes du milieu équin. En ce qui concerne les modèles, c’est principalement une affaire de rencontres et de bon choix, principalement des cavalières. 
L’ensemble nécessite des besoins financiers, techniques et de logistique importants. J’établis la meilleure stratégie pour que ce travail puisse avoir un impact et une visibilité optimum. Le mot « partenaire » n’est pas un vain mot pour moi. Il implique que le ou les personnes ou structures qui m’accompagneront joueront pleinement un rôle important et trouveront, bien entendu, un intérêt commun au mien. Dans ce but, j’installe toutes les conditions nécessaires. 


Pour prendre contact avec l'artiste Manser:



Son adresse de courrier électronique: fluxserproductions(at)gmail.com




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lundi 28 juillet 2014

- 47 % sur double kit Pentax K50





Imprimer sans marge dans Lightroom




Voulant tester le module impression de Lightroom, j'ai rencontré une petite difficulté pour imprimer des photos sans marges.

En effet, au départ, il m'était impossible de positionner les curseurs "marges" à zéro:



J'étais pourtant rentré dans les paramètres de l'imprimante, en bas à droite de LR, pour faire le choix d'une photo sans bordure, en vain:





Après un échange sur le forum Chasseur d'Images, un des membres m'a suggéré de passer par les réglages d'impression en bas à gauche de LR.

On peut voir que l'on accède exactement aux mêmes paramètres:





À une différence près... Les curseurs "marges" peuvent enfin être mis à zéro !



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dimanche 27 juillet 2014